mardi 28 juillet 2009

Pour Lowry (1/6) -- Maison des Ecrivains Et Traducteurs de Saint-Nazaire.--

A la Maison des Ecrivains Et Traducteurs de Saint-Nazaire
Pour Lowry (1/6)


LOWRY ET LA FRANCE
Par Maurice Nadeau
Présentation Patrick Deville, Arno Bertina

TRADUIRE LOWRY
Avec Jacques Darras et Peter Bergsma
Une rencontre animée par Thierry Guichard

Enregistré le 26 juin 2009

* * * * * * * * * * * * * * * *

Malcolm Lowry est né le 28 juillet 1909. Différentes raisons expliquent notre envie de fêter le centenaire de cette naissance.
En premier lieu, la passion suscitée par " Sous le volcan ", ce roman considéré comme un chef d'oeuvre par trois ou quatre générations de lecteurs qui ne peuvent plus envisager la déroute amoureuse, le Mexique et le mezcal autrement qu'à travers les yeux de Geoffrey Firmin, consul de Grande-Bretagne à Quauhnahuac. Pourtant cette fascination exercée par Lowry n'est pas à l'origine d'une importante littérature critique : l'Université s'en est longtemps tenue à distance, et aucun écrivain français ne s'est confronté à cette figure peut-être paralysante. Ces deux journées (six tables rondes) ont ainsi pour ambition de combler un manque.

La deuxième raison découle de la première ; si les lecteurs de "Sous le volcan" forment selon Maurice Nadeau "une étrange confrérie", ils ne cultivent pas pour autant le goût du secret et se montrent intarissables dès qu'il s'agit de communiquer leur passion à tout lecteur de bonne volonté. Or l'oeuvre de Malcolm Lowry est riche, complexe. Elle suppose parfois des médiations qui déplieront certaines références littéraires, ésotériques ou religieuses (table ronde n°5). Elle suppose aussi que l'on donne la parole aux traducteurs de Malcolm Lowry qui détailleront le rapport qu'il entretint à la langue anglaise, la façon qu'il eut de lui faire violence ou de la faire chanter (table ronde n°1).

Mais "Sous le volcan" est aussi le chef-d'oeuvre qui masque les autres livres de Lowry, décédé en 1957 après avoir terminé quatre romans, une douzaine de longues nouvelles et une petite centaine de poèmes. Il nous a donc semblé utile de faire entendre toutes les dimensions de son génie, en donnant la parole à des poètes (table ronde n°2) avant d'examiner le rôle joué par les nouvelles de Lowry dans l'élaboration de son grand oeuvre (table ronde n°3).

A l'invitation d'un homme qui parcourut le monde, nous avons voulu rendre hommage au souffle qui anime l'oeuvre de Lowry en faisant dialoguer des écrivains français et mexicain, argentin ou hollandais ; nous avons voulu que des universitaires français puissent échanger leurs vues avec des collègues canadien ou espagnol ; nous avons aussi voulu que des écrivains dialoguent avec des universitaires, et que tous les souffles de Lowry (épique, romanesque ou cosmique) trouvent à Fontevraud des relais dans les livres qui s'écrivent aujourd'hui (tables rondes n°4 et 6).

Toutes ces raisons sont autant de chantiers ouverts, de pistes à débroussailler, pour comprendre mieux ce qui fascine tant chez Malcolm Lowry.

* * * * * * * * * * *
Tous nos remerciements à la Maison des Ecrivains Et Traducteurs de Saint-Nazaire.


Pour en savoir plus :
Le site de la Maison des Ecrivains Et Traducteurs de Saint-Nazaire

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire